Les maladies transmises par les tiques

On trouve des tiques partout aussi bien en ville qu’à la campagne.

Elles sont désormais actives tout au long de l’année, même si on les rencontre plus fréquemment au printemps et à l’automne.

Aujourd’hui, on les trouve  en grand nombre quelle que soit la saison, si les conditions climatiques sont favorables (douceur et humidité).

Au rôle toxique direct qu’elles exercent sur les chiens (lésion de la « morsure », réaction allergique …) il faut ajouter la transmission de maladies graves dont certaines sont aussi potentiellement transmissibles à l’Homme. Les traitements sont parfois lourds et difficiles, voire inexistants.

Il existe différentes espèces de tiques. Les tiques sont des acariens mesurant 3 à 6 mm de long. Les femelles peuvent tripler leur taille lorsqu’elles sont gorgées de sang. Pour assurer leur croissance, les tiques ont besoin de prendre de volumineux repas de sang qui dure en moyenne 5 jours. Ensuite, elles se détachent pour muer vers le stade suivant ou pour s’accoupler lorsqu’elles sont adultes. C’est à l’occasion de ces repas sanguins qu’une tique contaminée peut inoculer une des différentes maladies dont elle est le vecteur.

Pour pouvoir se fixer et se maintenir, les tiques injectent un peu de leur salive qui contient une substance anticoagulante leur permettant de poursuivre leur repas et ne pas être rejetées par les animaux.

Les maladies transmises sont :

  • La piroplasmose

Sûrement la plus connue, elle se manifeste par un syndrome fébrile et hémolytique accompagnée d’une hémoglobinurie massive.

Les symptômes les plus communément constatés sont donc une fièvre, un abattement, des vomissements, une perte d’appétit, une anémie et souvent des usines foncées. Dans certains cas, on note de la toux accompagnée ou non de troubles nerveux (tremblements, difficultés à se déplacer).

La piroplasmose se soigne relativement bien si les animaux sont traités suffisamment tôt. Cette maladie peut être encore aujourd’hui mortelle en raison de ses conséquences rénales. Un vaccin existe (cf. article sur la piroplasmose publiée le 28.04.2021)

  • La maladie de Lyme ou borréliose

Elle se traduit chez le chien par une fébrilité, une perte d’appétit, des boiteries caractéristiques auxquelles s’ajoute souvent une insuffisance rénale. Le traitement, à base d’antibiotique, se montre toutefois efficace. Un vaccin existe également.

  • L’ehrlichiose

Lors de forme bénigne, l’animal présente un abattement et une perte d’appétit. Mais en cas d’atteinte sévère (1/3 des cas), on observe de la diarrhée, des hémorragies qui conduisent à la mort du chien dans un délai de 36 heures. Des traitements existent mais leur efficacité est variable.

  • L’hépatozoonose canine

Elle est peu fréquente et concerne essentiellement les chiens ayant vécu dans le midi de la France. Parmi les nombreux symptômes, on trouve une perte d’appétit, de l’anémie, un amaigrissement, des troubles digestifs, des boiteries, des raideurs musculaires.

La forme aiguë conduit l’animal en quelques semaines à la mort. La forme  chronique est une alternance de périodes critiques et de rémission.

L’efficacité du traitement reste discutée.

Il existe de nombreux produits pour protéger au mieux l’animal :

  • Les colliers efficaces dans l’ensemble mais qui peuvent s’avérer insuffisants dans des zones très infestées ou sur certains animaux. Ils protègent durant plusieurs mois.
  • Les sprays à pulvériser. Attention de respecter le nombre de pulvérisations par kilo et la fréquence : un peu fastidieux à utiliser, ils sont souvent mal employés.
  • Les pipettes dont le contenu est à déposer sur la peau de l’animal, 1 fois par mois ou tous les 3 mois.
  • Les comprimés à faire avaler tous les mois  ou tous les 3 mois.

ATTENTION : tous les produits ne s’utilisent pas à la fois sur le chien et sur le chat.

Précisez l’espèce que vous souhaitez traiter car vous pourriez provoquer une très grave intoxication à votre animal.

CONCLUSION

La meilleure solution pour maîtriser ces pathologies est de prévenir les piqûres ou morsures de tiques grâce à des produits antiparasitaires. Parlez-en à votre vétérinaire, il pourra vous conseiller au mieux en fonction du mode de vie de votre chien et de son âge. (cf. article sur la piroplasmose publiée le 28.04.2021).

Cet article a été rédigé par le Dr CARRERE