La Covid-19 : dernières avancées scientifiques

En l’état actuel des connaissances scientifiques, les animaux ne semblent toujours pas impliqués dans la propagation de la pandémie dans la population humaine. En revanche, les académies soulignent la description d’une contamination Homme-animal par le SARS-CoV-2 à plusieurs reprises, notamment deux chats en France.

Des travaux de recherche menés en Chine, en Corée, en Allemagne et en France ont permis de mettre en évidence une sensibilité élevée chez le furet, les macaques cynomolgus et rhésus, le chat et le hamster doré syrien, beaucoup plus faible chez le chien et une résistance chez le porc, le poulet, le canard, le rat et la souris.

Ces travaux ont aussi montré que les furets infectés présentaient des symptômes respiratoires et pouvaient infecter par contact d’autres furets. Ceci a été aussi observé avec le chat où les symptômes ne sont pas toujours constatés.

 

 Aucune observation ne permet actuellement de conclure à une contagiosité animal-Homme ou animal-animal du SARS-CoV-2.

Pour les académies, « il n’existe, par ailleurs, aucune donnée en faveur d’une transmission du virus à des animaux de la faune sauvage dans les conditions naturelles ».

Même si les infections animales ne jouent pas de rôle dans l’évolution de la pandémie, les deux académies  continuent de recommander, dans le cadre d’une stratégie globale « Une seule Santé », plusieurs mesures préventives :

  • Mettre en œuvre des mesures de biosécurité les plus stricts dans les élevages de visons encore indemnes afin d’éviter les contaminations humaines et tout risque la propagation ultérieure, voire la constitution d’un réservoir animal.
  • Eviter tout contact entre les personnes infectées par le SARS-CoV-2 ou suspectes de l’être, avec leurs animaux de compagnie, notamment s’il s’agit de furet ou de chat, et d’observer les mêmes mesures barrières que pour prévenir la contamination de leur entourage (lavage des mains, masques …).
  • Ne pas appliquer aux animaux infectés par le SARS-CoV-2 des mesures contraires à leur bien-être.
  • Poursuivre les travaux de recherche pour préciser les conditions de contamination des différents animaux de compagnie et pour les risques de contagiosité pour l’Homme.

Conclusion

Nous pouvons donc continuer de chérir nos chers petits compagnons à 4 pattes.

Sources : La Dépêche Vétérinaire – l’Instantané du mercredi 29 juillet 2020 – Propagation de la Covid-19 : les animaux toujours hors de cause  

Cet article a été sélectionné et rédigé pour vous par la Clinique La Renardière