Crises épileptiformes

Une crise convulsive chez le chien fait rapidement penser à l’épilepsie. Ce n’est pourtant pas la seule cause possible et d’autres maladies peuvent se révéler ainsi.

On parle déjà de symptômes convulsifs lorsqu’un chien (le Cavalier King Charles y est particulièrement prédisposé) cherche à « gober des mouches ». Si cette habitude qui prête souvent à sourire n’inquiète pas vraiment les propriétaires, c’est pourtant déjà un signe d’alerte.

Plusieurs origines possibles

Du simple raidissement des membres à des tremblements plus ou moins marqués, la crise convulsive peut s’accompagner de perte d’équilibre voire de chutes et parfois de pertes de conscience. Elle peut durer de quelques secondes à quelques minutes et le chien peut uriner et saliver en abondance même si ce n’est pas systématique. Souvent, elle est précédée par un changement de comportement de l’animal. Il peut s’agiter, tourner en rond… Après la crise, l’animal est fatigué, parfois désorienté.

L’épilepsie primaire existe chez le chien. Elle apparaît à partir de 1 an, sur des animaux par ailleurs en parfaite santé. C’est la réalisation d’examens secondaires (prise de sang, IRM, ponction de liquide céphalo-rachidien) qui permet d’éliminer les autres causes et de poser le diagnostic. Certaines races sont prédisposées comme le golden retriever, le labrador, le berger allemand ou le boxer.

D’autres maladies se manifestent par des crises convulsives que l’on appelle crises épileptiformes. Il s’agit de traumatismes crâniens, de tumeurs cérébrales, de problèmes hépatiques ou rénaux, d’intoxications, parfois d’infections ou encore d’hypoglycémie. Ces nombreuses hypothèses expliquent la nécessité de consulter le vétérinaire, dès les premiers symptômes.

Que faire face à une crise

Mettre le chien en sécurité, c’est-à-dire éviter qu’il ne se blesse. Retirer les objets contre lesquels il pourrait se cogner, l’éloigner des escaliers … Le chien ne risque pas d’avaler sa langue. Donc, contrairement à ce que l’on a l’habitude de faire chez l’homme, inutile de la lui maintenir, il risquerait de vous mordre involontairement.

Les crises sont aggravées par les stimulations sensorielles. Coupez radio ou téléviseur, éteignez les lumières, ne parlez pas près de l’animal et évitez de le toucher. La crise est souvent impressionnante, il est préférable d’éloigner les enfants et les personnes sensibles. Si votre vétérinaire vous a prescrit un anticonvulsivant (valium), vous pouvez lui administrer directement dans l’anus. L’effet est très rapide. Il est utile de chronométrer la durée de la crise et de la filmer. Ces renseignements seront utiles à votre vétérinaire.

Sources : TéléZ n° 1803 du 1 au 7 avril 2017 – Dr Céline Lacourt

Cet article a été sélectionné pour vous par la Clinique La Renardière