Des facteurs de risque de l’incontinence urinaire

Une étude britannique a tenté de cibler les facteurs de risque de l’incontinence urinaire canine. Dans l’étude, la prévalence de cette affection s’établit à 1,9 %. Le risque est plus élevé chez les femelles que chez les mâles (multiplié par 3,2). La stérilisation apparaît comme un facteur de risque (x 4,1).

Les auteurs ont mis en évidence des prédispositions raciales : boxer, border collie, west highland white terrier, berger allemand, english springer spaniel, golden retriever.

A l’inverse, certaines races semblent moins concernées : chihuahua, shih tzu, jack russel terrier, bull terrier du staffordshire.

Le risque est plus élevé chez les chiens les plus lourds et chez les animaux âgés (risque multiplié par 22,4 chez les chiens de plus de 12 ans par rapport aux chiens de moins de 3 ans).

L’incontinence urinaire n’est pas une fatalité. Plusieurs traitements médicaux existent. Consultez votre vétérinaire.

Sources : L’essentiel n° 410 du 19 mai 2015

Cet article a été rédigé pour vous par la Clinique La Renardière

Premiers vrais jumeaux canins, avérés génétiquement

Les points forts

jumeaux1♦ Un article scientifique vient de publier le premier cas avéré de gémellité canine.

♦ Les deux « vrais » jumeaux sont bien monozygotes car la césarienne a permis de constater qu’ils partageaient le même placenta. 

  • ♦ De plus, les analyses génétiques pour 40 marqueurs de l’ADN montrent qu’ils sont identiques chez les jumeaux, alors qu’il y a en moyenne 14 marqueurs différents entre chaque jumeau et ses congénères de portée.

♦  Enfin, les auteurs préviennent qu’il convient de réaliser les tests génétiques à partir des cellules sanguines et d’un autre organe (ici l’épithélium jugal) pour exclure les cas de chimérisme.

Garder la ligne : le secret de la longévité (> 15 ans) des Labradors

Les points forts

  • Un suivi de cohorte de 39 Labradors réalisé dans le cadre d’un essai clinique nutritionnel a permis d’obtenir un quart de l’effectif en bonne santé à 17 ans.
  • L’analyse des données d’état général et de composition corporelle de ces animaux vient d’être publiée. 
  • Elle montre que les chiens qui ont eu une longévité exceptionnelle ont une augmentation de leur masse graisseuse significativement plus lente que les autres chiens.
  • Et que la réduction de leur masse musculaire avec l’âge (sarcopénie) est également significativement moins rapide que chez les chiens à longévité attendue.
  • Les auteurs recommandent le maintien d’une restriction calorique des Labradors, et d’une note d’état général entre 2 et 4 (sur un maximum de 5), tout au long de la vie.

LABRADOR

Le bulldog anglais a probablement passé le point de non-retour génétique

Les points forts

  • Si le bulldog anglais est l’une des races canines les plus populaires aujourd’hui, c’est aussi celle dont les individus sont en plus mauvaise santé du fait de leur conformation.
  • La race présente le même niveau de consanguinité que d’autres races canines, comme le caniche.
  • Ce que démontrent des généticiens vétérinaires américains dans une étude publiée vendredi dernier, c’est que la diversité génétique des reproducteurs de bulldog anglais est nettement plus faible que dans d’autres races, en l’occurrence le caniche.
  • Pour ces généticiens, cela signifie qu’il sera probablement impossible de faire un retour vers un phénotype moins marqué, où les sujets seront tous en bonne santé, à partir des seuls reproducteurs de la race.
  • Ils préconisent de suivre l’exemple d’éleveurs suisses, qui croisent les bulldogs anglais avec des Olde English Bulldogge. Les chiens obtenus, au phénotype de bouledogue mais sans hypertype, sont baptisés « bouledogue continental ».

Bulldog